Concours du Macaron Amateur International 2018 – Sélection régionale de Metz


C’était encore un truc de fou… !

 

 

Après le casting du Meilleur Pâtissier (dont les récits de mes aventures sont à retrouver dans ma rubrique Bla Bla Bla), où j’ai goûté au challenge et au dépassement de soi, je me suis embarquée dans une autre aventure… Celle du Concours du Macaron Amateur International !

J’avais déjà entendu parler de ce concours, et notamment l’année dernière. Mais lorsque j’avais voulu me renseigner d’un peu plus près, je m’étais rendue compte que les dates des sélections pour ma région étaient déjà passées. Tant pis, qu’à cela ne tienne, j’essayerai d’y penser l’année prochaine.

Et voila que « l’année prochaine » est arrivée bien vite. Il faut dire qu’elle a été bien occupée, mon année…
C’est donc dès l’ouverture des inscriptions, à 19h ce 21 mars, alors que je suis au travail, que j’envoie mon mail pour signaler ma volonté de participer.
Et une fois le règlement signé, photographié et renvoyé à Karine, cette dernière me confirme mon inscription officielle à la sélection régionale de Metz du Concours du Macaron Amateur International 2018, organisé par Franck Fresson. Numéro de participation 22.

 

 

 

Qui est Karine ? C’est une femme adorable et extrêmement sympathique avec qui les participants sont en contact pour toutes les questions organisationnelles et pratiques, du concours.

 

Pour vous situer mon état d’esprit, je ne m’étais mise aucune pression. Cette sélection régionale n’en était pas vraiment une, pour moi. Dans mon esprit, c’était ça le concours : c’était cette sélection. A aucun moment je n’ai vraiment réalisé que ce n’était qu’une étape avant une hypothétique finale…
Parce que des macarons, certes, j’aime en faire et j’ai déjà eu de nombreuses occasion d’en faire, mais ce n’est pas ma spécialité… Alors un concours, uniquement sur des macarons, auquel vont participer plus d’une dizaine d’autres concurrents qui, eux, sont sans doute des spécialistes… Je pensais surtout à m’amuser, à relever un challenge avec d’autres compétiteurs et faire des rencontres, aussi bien de chefs que d’amateurs passionnés !

 

Les jours passent donc, et je cherche les parfums que je vais présenter dans mon macaron.Je décide d’utiliser du Kumquat, parce que je ne sais pas trop ce que j’ai ces derniers temps avec ce fruit, mais je veux en mettre partout. Je le trouve plutôt méconnu et pourtant tellement bon…
Et comme je suis frustrée de ne pas avoir encore eu l’occasion de réaliser l’entremets que j’ai en tête, je décide d’utiliser au moins ses parfums. Donc avec le Kumquat, ce sera de la passion.
Mais je cherche encore quelque chose… Quelque chose d’à la fois doux mais qui relève l’ensemble, sans en prendre le dessus… A force d’en discuter, l’idée fuse : Le thé vert ! (Merci Ana !)
Voila que les parfums de mon macaron sont décidés : thé vert, passion et Kumquat.

Mais le plus dur reste à faire : les réaliser et vérifier l’équilibre des saveurs !

 

Débute alors un long combat. Un combat de plusieurs heures. Que dis-je ! De plusieurs jours…
Le combat pour l’infusion du thé.
J’ai tout essayé. Tout. C’est impossible. Je n’ai JAMAIS réussi à faire infuser mes feuilles de thé dans la purée de passion.

Dépitée, à deux jours de la sélection, je me résout à faire une ganache au thé. Je ne voulais vraiment pas avoir recourt à cette dernière idée, car je ne voulais ni ajouter une nouvelle texture, ni avoir le côté sucré d’une ganache au chocolat blanc. Mais je n’ai plus de temps, et plus d’idée. Alors tant pis.
Le vendredi soir, mes coques sont prêtes, et décorées – non pas comme je le souhaitais à la base mais avec un rendu dont je suis malgré tout très contente – et mes garnitures sont prêtes également.

 

 

(Tests de décoration effet « spash »)

 

Je monte un premier macaron et je le goûte avec un peu d’appréhension. Parce qu’il faut quand même bien se rendre compte d’une chose : Je suis à 12h du concours, je viens de finir de monter un premier macaron et je n’ai donc aucune idée du rendu final. Les garnitures individuellement parlant, sont bonnes, mais que va donner l’ensemble ? Dans ma tête c’est super bon. Mais il peut y avoir un monde entre ce qui se passe dans ma tête et ce qui se passe en réalité… Et ce n’est pas à quelques heures de partir, que je vais changer quoi que ce soit, d’autant que j’ai déjà renvoyé par mail le nom de mon macaron « Théllement passionnant » (Merci Nanie !!) et ses parfums…
C’est donc un peu anxieuse que je croque dans le premier.
Et là… Merveilleuse surprise !  J’adore !! Je suis ravie du résultat, et ceux qui me suivent un peu ici le savent :  c’est rare ! Je trouve mon macaron délicieux ! La passion explose en bouche avec une petite saveur en arrière-plan, de thé, et la bouchée se termine sur l’amertume du Kumquat qui reste donc en bouche, mais qui est adoucit par la passion qui a enveloppé le palais juste avant.
Bref, je suis conquise.

 

Je pars donc à Metz ce samedi 14 avril au matin, sereine, avec mes macarons dans des boîtes hermétiques, le tout dans un sachet isotherme avec des pains de glace.
Je ne pense aucunement gagner quoi que ce soit mais je suis ravie d’avoir réussi le pari de faire ce macaron que j’avais en tête, avec un visuel que je trouve joli.
Arrivée sur Metz, je retrouve ma Maman avec qui je mange à midi et ma sœur qui m’a fait la surprise de se joindre à nous.

Après un repas en terrasse sous le soleil, je retrouve à 14h30, l’ensemble des candidats devant les portes d’entrées de l’hôtel où nous sommes attendus pour déposer nos macarons.
Quand enfin nous pouvons entrer et rejoindre la salle où le jury dégustera nos réalisations, de petites ardoises sous attendent devant des pancartes sur lesquels figure les noms de nos macarons et les parfums, que nous avions préalablement renvoyés par mail à Karine.
Je dispose mes petits bijoux, je prends quelques photos et je fais le tour de la table pour observer les autres ardoises.
Il y a de supers idées, des parfums originaux, et du coup, le mien me parait plutôt très simple…

 

 

 

 

Qu’importe, les dès sont jetés ! Je suis contente de participer et je sais que c’est déjà une chance quand on sait que tout le monde n’a pas pu s’inscrire tellement les inscriptions ont été prises d’assaut…! Tout ce que je souhaite, c’est de n’être pas trop mal classée, pour ne pas avoir à rougir de ce que j’ai présenté.

 

Je passe l’après-midi à flâner avec ma Maman, les yeux tout de même rivés sur mon téléphone, des fois que des informations filtrent sur la page Facebook du concours… Nous finissons par aller boire un coup en terrasse avant de rejoindre l’hôtel à 17h pour la remise des prix. Aucune information n’a filtré, à part quelques photos de la dégustation.
Quand nous arrivons au lieu de RDV, le jury n’est pas encore sorti de la salle. Quand ils sortent enfin, c’est pour que nous fassions une séance photo tous ensemble.
Puis finalement, nous rejoignons la salle.

 

Franck Fresson, organisateur de la sélection régionale de Metz, se présente et présente les membres du jury qu’il a réunit autour de lui pour mener à bien sa mission : choisir LE macaron gagnant.
Les minutes s’écoulent et tout ce blabla me parait interminable. Je suis ravieet très impressionnée de découvrir le jury en vrai, ne vous méprenez pas ! Mais je suis aussi impatiente d’entendre mon classement.

Enfin, les premiers noms fusent. Petite déception en apprenant qu’il n’y aura que les 6 premiers qui auront un ordre de classement, car du coup, il est bien possible que je ne sache jamais où je me situe.
Les noms défilent et je sens ma Maman se contracter à côté de moi. Elle est bien plus stressée que moi ! Moi, je suis seulement impatiente !

Des noms, des noms, des noms, je ne sais pas combien de noms car je n’ai pas compté, mais toujours pas le mien. Enfin, ils annoncent le dernier avant les 6 premiers. Et je ne suis toujours pas appelée.
Mon coeur manque un battement, je suis ravie. Je fais partie des 6 premiers et ça c’est complètement fou !
Je m’attends à ce que mon nom soit appelé à tout moment.

La 6ème est appelée. Ce n’est pas moi. Fichtre ! Je fais donc partie des 5 premiers !!?
La 5ème est appelée. Ce n’est toujours pas moi ! C’est complètement dingue !
La 4ème est appelée. Toujours pas moi ?! Je suis sur le podium !!! Whawhou !!
La 3ème est appelée. Ce n’est pas mon nom. Il n’y aurait pas un problème… ? Est-ce qu’ils n’auraient pas oublié de goûter mes macarons ? Je me pose très sérieusement la question. J’ai du mal à croire que je puisse être aussi bien classée…
Enfin, ils appellent la 2ème. Le nom qui sort de la bouche du chef n’est pas le mien. Ce qui veut dire… Que mon nom sera appelé au moment de la 1ère place. Je n’y crois pas. C’est surréaliste… Je ne peux pas être 1ère parmi 22 candidats…!
Mais si, c’est bien ce qui est en train de se passer. Franck Fresson appelle la première, et c’est bien mon nom qui sort de sa bouche !
Je suis estomaquée. Ravie est un euphémisme. Je ne réalise vraiment pas que ce miracle est possible. Moi qui voulait juste « être pas trop mal classée », je suis servie !

Le Chef me demande très sérieusement ce que je fais le WE du 19 mai. Et je réalise qu’à aucun moment je n’ai regardé si j’étais libre pour le WE de la finale, puisque je n’ai pas du tout pensé qu’il y avait une finale…
Je lui réponds que j’espère juste que je ne travaille pas…. !
Je récupère mon diplôme, mes nombreux cadeaux, on prend quelques photos et je passe quelques coups de fils, trop impatiente d’apprendre à ma famille cette nouvelle de fou !

 

 

 

 

S’ensuit un buffet mais je n’ai malheureusement pas le temps de m’attarder car je dois déjà repartir : je suis attendue à Strasbourg pour prendre mon poste de nuit. (Merci Myriam de m’avoir fait la première nuit… !)
J’échange quelques numéros avec Franck Fresson et Angelo Musa, pour la suite des évènements. Car à partir de maintenant le Chef Fresson, MOF, devient mon coach ! C’est avec lui que je vais avoir l’honneur de travailler pour mettre au point le macaron que j’emmènerai à la finale ! Quant à Angelo Musa, champion du monde de pâtisserie et MOF, il fera parti du jury de la finale.

 

A bientôt pour la suite… ! ♥


A propos Agathe

La pâtisserie c’est mon quotidien, c’est mes jours et mes nuits, mes rêves et mes déceptions. Faisons simple, la pâtisserie c’est ma passion: c’est celle qui m’empêche de m’endormir le soir quand je cogite sur mes nombreux futurs projets, celle qui occupe mon temps libre, celle qui me fait rager quand je n’arrive pas au résultat espéré, celle qui me fait sourire quand j’arrive enfin à faire quelque chose sur lequel je m’acharne depuis longtemps… Celle qui m’anime depuis 8 ans maintenant. Je m’appelle Agathe, j’ai 26 ans, toutes mes dents, et l’envie de partager avec vous cette passion, sans prétention.

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