Concours du Macaron Amateur International 2018 – Finale à St Gervais 2


Des étoiles pleins les yeux !

 

 

Première partie de cette aventure, ICI !

 

 


Les semaines avant le jour J – La finale


 

 

Me voila donc sélectionnée parmi 22 candidats pour participer à la finale internationale de ce prestigieux concours.
Je n’en reviens pas, j’ai beaucoup de mal à redescendre de mon petit nuage et c’est surtout grâce à vous tous que la magie se prolonge : vous êtes nombreux à me féliciter sur ma page Facebook, qui d’ailleurs prend un peu plus d’ampleur car vous êtes de plus en plus nombreux à venir me suivre.
Le seul point qui noircit le tableau c’est que mon coach, le chef Fresson, ne sera pas de la partie. Il ne pourra pas être présent pour la finale et je serais donc la seule candidate sans coach…

Je me rends vite compte qu’un mois pour se préparer à une finale de cette envergure, c’est peu. Pour bons nombres de candidats des autres régions/pays, cela fait déjà quelques mois que leur sélection a eu lieu et qu’ils savent donc qu’ils sont attendu le 19 mai. Cela fait donc déjà quelques mois qu’ils planchent sur leur macaron !
Moi, il me reste un mois. C’est ainsi. Mais je n’ai donc pas de temps à perdre.
J’ai Karine au téléphone qui me donne quelques informations et consignes :
– Je dois ramener 15 macarons
– Pour réaliser ces macarons, je dois garder un parfum de mon macaron de base présenté à la sélection régionale
– Je vais devoir refaire ces mêmes macarons, en 3h, dans un labo professionnel
– Si certaines préparations nécessitent un temps de prise au froid, je peux les préparer d’avance chez moi et les amener déjà prêtes pour garnir les macarons que je ferais sur place. Mais il faut absolument que je refasse ces mêmes préparations pendant les 3h, même si elles n’auront pas le temps de figer.

Je commence à réfléchir à des associations à proposer au Chef Fresson, mais un autre problème se présente à moi : je travaille lors du WE de la finale !
Heureusement je trouve une adorable collègue qui accepte de travailler à ma place (Merci, merci, merci Nath’ ! ) et un Jozy en or ( :-* ) qui me fait quelques jours par-ci, par-là pour me libérer du temps pour m’entraîner.

Une fois libérée de ce poids, je propose enfin au chef deux parfums de macaron : fraise-cumbawa-kumquat ou vanille-poivre de Timut-Kumquat.

C’est avec une grande détermination qu’il renonce à l’association avec la fraise. La fraise étant très sucré, elle créerait un déséquilibre dans le macaron. D’autre part, il semble que le cumbawa ne soit pas un parfum facile à travailler…..
Nous partons donc sur l’association Vanille-Timut-Kumquat.

Mais à peine ai-je le temps de commencer quelques essais, qu’un problème familial important me contraint à rentrer chez mes parents. La rencontre avec le chef est repoussée, et mes essais sont stoppés pendant quelques semaines. J’ai, à ce moment, bien d’autres choses à penser. La finale bien que très importante pour moi et mon parcours de pâtissière amatrice, reste secondaire face à la nécessité de se retrouver en famille.

La tempête à peine passée, le cœur encore serré, je reprends mes essais.
Je suis chez mes parents, et j’envahis leur cuisine avec mon Kiki et mon matériel, pour faire mes premiers tests.
Je fais gouter mes premiers macarons Vanille-Timut-Kumquat à ma famille. Ils sont gentils, ils me disent globalement que c’est bon, même si il y a quelques petites choses à retravailler. Mais personnellement, je les trouve infâmes !
Impensable de présenter ça en final ! J’envoie donc immédiatement un message au chef pour l’avertir.
On se recontacte peu de temps après pour élaborer un plan B.
Le stress monte d’un cran… La finale approche à grands pas, et je n’ai toujours pas le parfum final de mon macaron, encore moins son visuel, et je n’ai toujours pas rencontré le chef pour qu’il déguste mes propositions…

Heureusement, Karine, a été très compréhensive de ma situation globale… ( Merci encore Karine…! :-* ) Aussi bien de ma sélection tardive que des problèmes personnels que j’ai rencontré au cours des derniers jours, et elle m’accorde un délai supplémentaire pour renvoyer le mail contenant mes parfums et le nom de mon macaron final.

Le jour du RDV avec le chef, arrive. Nous sommes donc le vendredi 11 mai, à une semaine de la finale. Je croise les doigts pour que le chef ne recrache pas ce que je lui propose en me disant qu’il faut tout changer…
Etant donné que nous ne nous verrons qu’une fois, j’ai amené plusieurs macarons différents : Vanille-Kumquat, Vanille-Timut-Kumquat, Passion-Vanille-Kumquat.
La dégustation se passe bien. J’ai un peu la pression, un chef goute ce que je fais… Et avec un palais pareil, je tends le dos !
Il goute également chacune de mes préparations individuellement. Il trouve que mon crémeux à la passion sent l’œuf, et me propose donc des modifications. Idem pour le crémeux à la vanille qui n’est pas assez parfumé. Et enfin il suggère de rajouter de la mandarine dans la gelée de Kumquat, et de conserver les écorces des fruits pour donner de la mâche.
Je suis ravie de repartir avec tous ces bons conseils que je suis impatiente de tester.
Et en prime, j’ai le droit à une visite du labo.
Mes yeux brille, ça fourmille là-dedans ! Je me prends à rêver à travailler dans cette ruche. Les machines, le matériel, les plans de travail, les préparations, les pâtisseries alignées sur leur grille ou dans les fours, les parfums flottants dans l’air… Je profite de l’instant.
Je repars, ma glacière sous le bras avec les quelques macarons laissés intacts par les dents du chef, et les ingrédients fournis par mon coach.

Je passe l’après-midi avec mes sœurs, comme cela était prévu et le reste de la semaine avec ma famille.

Quand je rentre sur Strasbourg, il me reste 5 jours pour mettre au point mon macaron final, un macaron Vanille-Maracuja-Kumquat/Mandarine.
Je travaille de nuit, ce qui me laisse une partie de la journée quand je me réveille, pour travailler. Et croyez bien que je mets ce temps à profit. Inlassablement, je fais je re-fais, et je re-re-fais mes ganaches, afin d’obtenir les textures et parfums optimaux.

 

 


L’avant-veille du jour J – La finale


 

 

Le jeudi, je cours les magasins pour trouver un « zesteur » afin de mettre en pratique le visuel que j’ai en tête. Je réalise mes coques dans un four digne de ce nom (Merci Quentin 🙂 ), et quand je rentre, je fais les premiers essais décos.
Et là, c’est le drame. La cata. C’est moche comme tout. Mais que faire d’autre ? Je n’ai pas d’idées….
Heureusement, Jozy est là ! Il m’envoie une photo d’un macaron qui arbore un joli dégradé…
L’idée est bonne mais en le voyant, m’en viens une autre… Ce petit dégradé me fait penser à une pêche. Et si, je faisais la même chose version agrume ? Et rajoutant une petite feuille en glace royale, qui part du dessus, pour accentuer le réalisme…?
Problème : je n’ai aucune idée de comment réaliser ce type de dégradé. Mais je me lance. A coup de doigts gantés, de pinceau, de brosse à dent… Voila un visuel dont je suis plutôt très contente !
En revanche, la glace royale est un échec. Je tente de la remplacer par des véritables feuilles de plantes comestibles que j’ai sur mon balcon (Merci la Voivrotte-Horticulture !!), Stévia, Menthe, Menthe-Chocolat… Tout y passe ! Mais rien ne fonctionne… La Stévia a des feuilles trop grandes, et les feuilles de menthe apportent un parfum très fort qui prend le dessus.
Dernière solution : la pâte à sucre. Il va me falloir un découpoir… Que je n’ai pas !
Je n’ai pas vraiment le temps d’aller en ville pour chercher ça, mais qui est-ce qui vient à la rescousse…? C’est Jozyyyy ! Il me livre mon colis à domicile et pire (mieux ! ), retombe en enfance en jouant avec ma pâte à modeler comestible et me fait toutes mes feuilles !! Et vu le temps restreint qu’il me reste pour tout finaliser, je suis plus que reconnaissante qu’il m’aide autant. Le tout, sur fond de musique de Céline Dion, pour sa plus grande joie !

A 20h30, je laisse ma cuisine en vrac pour aller chercher mon Papa, à la gare routière, qui m’accompagne pour cette folle épopée !
Une fois rentrés, je me remets à mes macarons.
Je vais me coucher à 4h30 du mat’. Les coques de mes macarons sont décorés, les feuilles en pâte à sucre sont soigneusement emballées, les ganaches et la gelée sont prêts et mis en boîtes, mes ingrédients sont pesés uns à uns et regroupés dans des sachets congélations par préparation (200g de tant pour tant + 200g de sucre en poudre + 50g d’eau + 75g x2 de blancs d’œufs, dans un sachet congel’ sur lequel est écrit: COQUES MACARONS), et préparés en double pour parer les ratés, mon matériel est prêt…
Je suis prête !

 

 


La veille du jour J – La Finale


 

 

Nous avons décidé de partir le vendredi dans la matinée : nous arriverons à St Gervais en fin d’après-midi, je me rendrais au labo du Chef Zanin où aura lieu l’épreuve, pour monter mes macarons dont j’aurais apporté chaque élément individuellement, et nous dormirons à l’hôtel réservé aux candidats.

La glacière est chargée et branchée aux côtés du GPS sur la multi-prise allume-cigare (Si si, ça existe !), et la voiture est également chargée.
Lunettes de soleil sur le nez, nous voila en route vers St Gervais pour la Finale du Concours du Macaron Amateur International ! Je peine à réaliser cette chance que j’ai d’aller vivre cette aventure !
Petite halte en Suisse pour manger à midi, (j’en profite pour faire découvrir Burger King à mon Dady) et nous voila reparti. Nous rencontrons pas mal de bouchon à la frontière avec la France, mais nous finissons par arriver.
Sans passer par l’hôtel, nous nous rendons directement au labo du Chef Zanin où je m’installe pour monter mes macarons.

 

 

Pas loin, il y a la candidate japonaise, et sa coach qui viennent discuter un peu avec moi. Je me sens déjà dans l’ambiance des rencontres, et j’adore ça ! Je rencontre également Roland Zanin, qui semble impressionné par mes macarons (je ne vous cache pas que j’en suis ravie).
Au moment où je dépose mes petits trésors dans une boite, j’ai comme un petit pincement au coeur en même temps qu’un sentiment d’excitation. J’ai comme l’impression de les abandonner dans cette grande boite, dans ce grand frigo, eux que j’ai amenés avec prudence jusqu’ici… Mais d’un autre côté, je suis impatiente et excitée. A présent, les dès sont jetés ! « Alea jacta Est » m’a dit mon coach !

Nous rentrons l’hôtel pour y déposer nos affaires avant d’aller manger au Campanille. La soirée se passe tranquillement. Je fais mes ongles tout en regardant quelques reportages à la TV sur le mariage princier à venir le lendemain. Comme quoi, nous ne serons pas les seuls à vivre une grande journée : Harry aussi !

 

 


Le jour J – La finale


 

 

Voila que le réveil sonne. C’est le grand jour !
Nous descendons prendre notre petit-déjeuner et déjà, je croise des candidats ! Notamment Aurélie avec qui j’ai déjà discuté sur Facebook, et Aurélie, la candidate de Montréal. Nous prenons notre petit-dej’ ensemble, discutant de ces dernières semaines de préparation, et de ce qui nous attend dans la journée…

 

 

 

Puis, vient l’heure du RDV au labo, pour un brunch avec les chefs coachs et le jury, avant de débuter l’épreuve !
Nous attendons dehors que s’ouvrent les portes, et nous voyons arriver les chefs, leurs épouses et parfois leurs enfants. Il n’y a pas à dire, ce concours se vit en famille !
Pendant ce temps je rencontre les autres candidats, et nous discutons, de nos différentes techniques de macaronnage….

 

 

A ce moment je fais notamment la connaissance Marie-Noëlle la candidate de Nice, de Caroline la candidate de St Gervais, de Delphine la candidate du Var, et de Cathy la candidate de Bruxelles.

Enfin nous rentrons et découvrons le buffet mais surtout… Tous les robots K-Mix qui attendent, en rang, de rejoindre une paillasse de travail.

 

 

Les estomacs sont un peu noués, même si nous sommes ravis d’être là où nous sommes. Nous discutons beaucoup, faisons des photos, observons les chefs qui rigolent, ravis de se retrouver.

 

 

On picore, mais guère plus.

 

 

Après une petite pause et un rapide tour aux toilettes, vient le moment de tirer au sort notre poste de travail…

 

La file d’attente pour les toilettes !

 

Tout comme Fabien le candidat de Bergerac et seul homme de la compétition, je tire le plan de travail Q. Je lui dis que j’espère qu’il ne prend pas trop de place si nous devons partager notre paillasse mais Karine se rend compte d’une erreur : il reste un bout de papier car deux candidats ont le même ! Fabien obtient donc un autre poste de travail. Dommage, il avait l’air d’être un colocataire sympa… !
Quelques photos pour le journal local et pour les souvenirs puis…

 

 

Ça y est ! Nous pouvons commencer à nous installer… Je sors mes affaires, les range sur ma paillasse dans un ordre bien précis, pour être rapide et efficace. 3h, ça passe très vite pour faire des macarons !

 

 

Le top départ est lancé, et je plonge tête la première ! Je suis concentrée. Je ne me laisse pas distraire par le brouhaha ambiant du labo. ça fourmille de partout là-dedans, les chefs, les coachs, tout le monde parle, fait des photos, se donne l’accolade, et tout ça devant ma paillasse qui est centrale ! J’ai parfois besoin de slalomer pour rejoindre mon plan de travail.
Je commence par mes coques de macarons. L’idée ? Si elles ratent, j’aurais ainsi le temps de faire une seconde fournée ! Mais tout se passe bien, même si mon Kiki et sa rapidité me manque.

 

 

J’enfourne mes premières coques sous la surveillance des pâtissiers du labos de Roland Zanin.

 

 

La première fournée ressort mais… Je ne suis pas satisfaite… Elles sont bonnes mais un peu trop cuite à mon gout. Elle croustillent un peu trop.

 

 

Qu’à cela ne tiennent, j’ai encore de la pâte, je poche une seconde fournée que je demande à sortir un peu avant. Et quand elle sort, elle est parfaite.
Pendant ce temps, j’ai commencé à blanchir, épépiner et émincer mes Kumquats et mes mandarines.

 

 

Pendant qu’ils compotent tranquillement à l’autre bout du labo, je réalisé mes ganaches vanille et passion.

 

 

Pendant tout ce temps, certains chefs viennent jeter un œil à ce que je fais, et le mari de Karine, reporter photo du concours, vient immortaliser ces 3h. Je prends des photos avec Franck Michel champion du monde 2006, MOF 2004, et jury du concours, puis Philippe Rigollot champion du monde 2005, MOF 2007 et jury du concours et Patrick Chevallot MOF 1993 et coach de Marie-Joëlle candidate Val D’isère.

 

 

Franck Michel

Patrick Chevallot à gauche et Philippe Rigollot à droite

 

 

 

 

 

La fin des 3h arrive et le temps presse… Je sens que je vais être un peu juste mais, justement, Sarah, candidate de Nantes a fini et vient me proposer son aide providentielle ! (Merci encore Sarah ! :-* )
Je finis la déco, garnis les coques, place les petits feuilles en pâte à sucre, les referme et… J’admire le résultat. Je crois que je suis satisfaite. J’espère que le goût est à la hauteur, mais en tout cas, visuellement, je suis contente.
Quand je lève la tête, je vois mon Dady que je n’avais pas vu arriver, en train de me bombarder de photos, pour les faire partager à mes proches qui suivent tout en direct.

Et voila que Vincent Guerlais, le coach de Nantes et le tout premier organisateur du concours, passe avec les ardoises pour que nous puissions déposer nos macarons.
Je ressors de la boite dans laquelle je les ai déposé hier, mes petits bijoux et les place délicatement sur le support de présentation. Je fais pareil avec les macarons que je viens de réaliser. Vincent Guerlais place des étiquettes autocollantes sur les ardoises et il me faut amener mes plats sur la table où les jury dégusteront toutes les réalisations.

 

 

Un dernier regard vers mes macarons et une pensée émue pour le nom que je leur ai donné. J’ai choisi de les appeler Câline, comme ma grand-mère qui nous a quitté quelques jours plus tôt, pendant cette période intensive de préparation du concours. De ce fait, elle ne m’a pas quitté une seconde pendant mes réalisations et quand j’ai dû leur choisir un nom, je n’en avais aucun autre qui me venait. Certes, ce nom ne renvoie en rien aux parfum que j’ai choisi. Mais tant pis, il a du sens pour moi. ♥

Le temps de ranger nos paillasses, de faire un peu de vaisselle, et HOP ! direction la salle à St Gervais où aura lieu la remise des prix. Pendant ce temps, le jury déguste et note.

Arrivés à la salle, je retrouve ma marraine, mon filleul et sa famille, qui, habitant tous les environs, sont venus se joindre à moi pour ce moment ! Je suis ravie de les voir et de partager avec eux un petit bout de ma passion.
L’arrivée du jury tarde un peu mais la remise des prix commencent enfin… Les candidats sont appelés par ordre de sélection régionale, à rejoindre la scène. Je suis donc la dernière appelée.
Puis ils appellent le podium : la troisième n’est autre que Caroline, candidate de St Gervais, coachée par Roland Zanin, avec son macaron « Jardin secret » Kalamansi, Cristalline de Gariguettes et Poivre de Cassis.
La seconde, c’est Marie-Noëlle, candidate de Nice, coachée par Pascal Lac, avec son macaron « L’Amante » au Jasmin et à la Framboise. Et enfin la première, c’est Marie-Joëlle, candidate du Val d’Isère, coachée par Patrick Chevallot, avec son macaron « Le Mac’O Noix » aux Noix du Dauphiné légèrement torréfiées, Caramel fleur de sel, et fine feuille de chocolat.

 

 

Ce podium est superbe ! Je n’ai pas eu l’occasion de goûter leurs réalisations, mais pour en être arrivées là, je suis sûre qu’ils étaient délicieux !
Je ne suis pas déçue de ne pas être sur le podium. Je ne m’étais pas imaginé le rejoindre, soyons réalistes… Je n’ai pas assez travaillé pour le mériter. Ma sélection à un mois de la finale, associée à la perte de ma grand-mère et la nécessité de se retrouver en famille pendant plusieurs jours ont quelques peu joués en ma défaveur. Mais je ne rougis pas de mon parcours : je suis fière d’avoir pu compter parmi les 17 candidats finalistes sur les 350 concurrents s’étant présentés partout en France et dans les pays internationaux participants. Et surtout, je suis honorée d’avoir rencontré tous ces chefs et ces candidats. Car professionnels ou amateurs, une seule chose nous réunissait : notre passion. J’ai eu la chance de vivre, de manger, de boire de respirer, de parler, d’échanger, pâtisserie pendant tout un WE… Et ce n’est pas donné à tout le monde de vivre une expérience pareille ! J’en suis consciente et encore plus reconnaissante.

La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet pantagruélique orchestré par Denis Mathyasy, le coach de Delphine la candidate du Var. Et surtout, sur la piste !! Les chefs se sont déchainés, et ont fait tomber les cols tricolores pour mieux swiguer au rythme de Johnny, rapidement rejoins par une cohorte de candidats en besoin d’évacuation de stress !
Ainsi est née, la Macaronna, la danse de la réalisation de macaron en rythme ! « Et tu macaronnes ! Et tu poches ! Et tu tapes ! ».

J’ai finalement rejoins ma chambre d’hôtel vers 1h30 raccompagnée par Aurélie et son mari (Non pas parce que j’avais trop bu hein ! Uniquement parce que mon Papa était rentré avant moi, avec la voiture ! ).

Nous sommes repartis le dimanche dans la matinée, plus chargés qu’à l’aller, à cause des nombreux cadeaux reçus, mais aussi et surtout des souvenirs pleins la tête et des rencontres pleins le cœur !

 

 


Merci, merci, merci !!


 

 

Le récit de cette aventure est terminée ! J’ai tardé, il est vrai, à le publier.
J’ose espérer que ce ne sera pas le dernier récit de ce type et que j’aurais encore beaucoup d’autres articles Blabla à vous faire… Mais en attendant, c’est les yeux encore pleins d’étoiles que je referme ce chapitre.

Vous avez été nombreux à me soutenir, à m’encourager, ne serait-ce qu’à me rejoindre sur ma page Facebook, ou mon compte Instagram suite à cette aventure, et pour cela, je vous dis un grand merci ! Votre engouement et vos critiques me font toujours avancer et j’espère vous retrouver encore plus nombreux les fois suivantes !

J’ai adoré cette aventure et la surprise d’en faire partie. J’ai été honorée de rencontrer tant de grands chefs, meilleurs ouvriers de France, ou champions du monde, de discuter avec eux, de bénéficier de leurs conseils. J’ai été enchantée de partager tous ces moments magiques avec d’autres amateurs passionnés, et j’espère que nous aurons l’occasion, ou que nous nous donnerons l’occasion, de nous revoir.

Je pense en particulier, en rédigeant ces lignes, à ma grand-mère. Ma petite Câline, qui a été la meilleure des grands-mères, et qui est partie rejoindre notre Papierre. Elle qui était si gourmande malgré son diabète, aurait volontairement attendu l’hypoglycémie pour déguster mes macarons, j’en suis sûre. J’espère juste qu’elle les aurait aimé. ♥

Dans la catégorie des remerciements il y a en tête de liste ma famille (Maman, Nanie, Guigui, Augustin mon Doudou, Timothée mon Lapinou, Ti’)  qui a tout fait pour m’encourager et m’aider dans ces temps un peu compliqués. Et évidement mon Dady en or qui m’a accompagné tout du long de cette folle épopée, et a vécu avec moi tous ces instants magiques.
Il y a aussi ma marraine Cécile, ma marraine de confirmation Cathia et mon cousin Julien, et leurs enfants : mon adorable filleul Paul et ses sœurs Emma et Camille, qui sont venus vivre avec nous cette remise des prix et partager ma passion le temps de quelques heures…!
Je ne manquerai pas de citer Jozy, pour les nombreux services qu’il m’a rendu et sa présence indéfectible pendant ces jours douloureux.
Sans compter tous ceux qui sont toujours là pour moi, pour me soutenir et m’encourager : Justine mon petit Chou à la crème & Mr Bean, mes collègues mais notamment Céline et Ana ; Frédéric, Anne-Marie, Romain et Samuel ; Charlotte, Jean-Luc et Yvain ; Et Quentin pour le four 😉
Je tiens également à remercier mon coach, Franck Fresson, pour ses bons conseils et la finesse de son palais eu moment de la dégustation de mes macarons.
Merci à Karine pour son organisation millimétrée, sa disponibilité et sa compréhension. Merci également à son mari pour toutes ces belles photos souvenirs, que vous pouvez retrouver sur la page Facebook du Concours.
Merci aussi à tous les candidats (et à leurs coachs) Megumi de Tokyo (Masumi Kobayashi), Silivia de Venise (Fabrizion Galla), Marie de Vannes (Alain Chartier), Caroline de St Gervais (Roland Zanin), Sarah de Nantes (Vincent Guerlais), Marie-Noëlle de Nice (Pascal Lac), Céline de Lyon (Sébastien Bouillet), Delphine de Paris (Arnaud Larher), Delphine du Var (Denis Mathyasy), Aurélie de Montréal (Christophe Morel), Fabien de Bergerac (François Granger), Alix de Montélimar (Eric Escobar), Cathy de Bruxelles (Marc Ducobu), Sylvie de Bayonne (Lionel Raux), Marie Joëlle du Val d’Isère (Patrick Chevallot) et Aurélie d’Albi (Michel Belin), et aux éminents membres du jury présidé par Emmanuel Renaut et parainné par Mercotte : Patrick Casula, Stéphane Bonnat, Franck Michel, Philippe Rigollot, Sébastien Brocard, Jean-Marc Peillex, Cédric Mouthon, et Nathalie Pataut.

 

 

 

 

Alors, un IMMENSE merci à tous, du fond du cœur !! Vivre cette aventure seule, n’aurait pas été pareil. ♥

 

Merci, et à bientôt ! ♥


A propos Agathe

La pâtisserie c’est mon quotidien, c’est mes jours et mes nuits, mes rêves et mes déceptions. Faisons simple, la pâtisserie c’est ma passion: c’est celle qui m’empêche de m’endormir le soir quand je cogite sur mes nombreux futurs projets, celle qui occupe mon temps libre, celle qui me fait rager quand je n’arrive pas au résultat espéré, celle qui me fait sourire quand j’arrive enfin à faire quelque chose sur lequel je m’acharne depuis longtemps… Celle qui m’anime depuis 8 ans maintenant. Je m’appelle Agathe, j’ai 26 ans, toutes mes dents, et l’envie de partager avec vous cette passion, sans prétention.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “Concours du Macaron Amateur International 2018 – Finale à St Gervais